Ce qui fut perdu : le rêve et le temps d’Isabelle
Je me souviens du matin où tout a basculé lorsque j’ai croisé Éric, vingt ans après, dans cette boulangerie de notre petit quartier à Lyon. En revivant ce qui aurait pu être, j’ai pris la mesure de tout ce que j’avais sacrifié, du sentiment d’avoir été effacée avec le temps, et d’un rêve de jeunesse resté enfoui. Face à ce choix douloureux entre raviver les cendres de mon passé ou accepter le calme melancolique de ma réalité, mon cœur oscille, incapable de trouver la paix.