J’ai refusé médecine pour la peinture, et ma mère m’a rayée de sa vie jusqu’au jour où elle est entrée dans ma première vraie galerie
Je me revois encore face à ma mère, dans la cuisine, quand je lui ai annoncé que je n’irais pas en PASS malgré des années de pression. J’ai tout perdu ce jour-là ou presque : son soutien, l’argent, la paix à la maison, et j’ai dû survivre entre petits boulots, factures et nuits blanches à peindre. Puis un jour, quand mes toiles ont enfin trouvé leur place sur les murs d’une galerie reconnue, elle a posé les yeux sur mon travail autrement, et quelque chose s’est enfin fissuré entre nous.