L’appartement de la discorde : quand ma famille attend ma disparition
Je m’appelle Sylvie, j’ai soixante-huit ans, et ce soir, j’ai surpris ma sœur et mon neveu en train de parler de mon appartement comme s’il leur appartenait déjà. Depuis la mort de mon mari, je sens que ma famille me regarde autrement, comme si je n’étais plus qu’un obstacle entre eux et mon modeste deux-pièces à Montreuil. J’ai pris des dispositions, mais la peur de finir trahie par les miens me ronge chaque jour un peu plus.