Ma fille m’a regardée comme une étrangère le jour où elle m’a demandé de lui donner mon appartement, et j’ai compris que notre vraie guerre ne parlait ni de vêtements ni d’héritage
Je n’oublierai jamais le moment où ma fille m’a demandé de lui céder mon appartement, comme si ma vie était déjà terminée et qu’il ne me restait plus qu’à servir. J’ai d’abord cru que notre conflit venait de ma façon de vivre, de m’habiller, de sortir encore, mais j’ai fini par comprendre que sa colère venait de bien plus loin. En racontant tout ça, je revois nos silences, nos reproches et cette douleur banale mais terrible entre une mère et une fille qui n’ont jamais su se dire l’essentiel.