Je me suis installée chez ma belle-famille en pensant construire un foyer, j’y ai perdu ma voix avant de tout quitter
Je n’oublierai jamais la façon dont ma belle-mère a posé les clés sur la table en me faisant comprendre, dès le premier soir, que je n’étais pas chez moi. J’ai essayé de tenir, de me rendre utile, de sauver mon couple malgré le silence et la lâcheté de mon mari, jusqu’au jour où j’ai compris que je n’étais plus une épouse mais une employée invisible. Partir m’a brisée sur le moment, mais c’est la première décision qui m’a rendue à moi-même depuis longtemps.