Cela fait cinq ans que ma fille a disparu après un week-end avec son petit ami, et depuis je vis seule avec mes doutes, le silence des autres et une vérité que quelqu’un cache

Je me revois encore hurler dans un commissariat pendant qu’on me disait d’attendre, alors que ma fille ne répondait plus depuis des jours après un week-end avec son petit ami. En cinq ans, j’ai perdu mon couple, ma maison, une partie de moi, mais pas cette obsession de la retrouver malgré les mensonges, les demi-vérités et les regards qui fuient. Aujourd’hui, je continue de chercher seule, entre culpabilité, colère et indices contradictoires, parce que je sens au fond de moi que quelqu’un sait.

Depuis cinq ans, je cherche ma fille disparue, et le silence de ceux qui savent a détruit toute ma vie

Je vis depuis cinq ans avec une absence qui me ronge et des questions qui ne me laissent jamais respirer. Ma fille a disparu après un week-end avec son petit ami, et depuis, je me bats seule contre le silence, les mensonges et un mur administratif qui m’a presque brisée. J’ai perdu mon couple, ma paix, et parfois même la force d’y croire, mais je continue à chercher, parce qu’une mère ne peut pas faire autrement.

J’ai reconnu la peur dans ses yeux au rayon yaourts, et ce jour-là j’ai compris que je ne pouvais plus la laisser repartir chez lui

Je suis retombée par hasard sur une ancienne amie dans un supermarché, et j’ai tout de suite compris à sa manière de baisser les yeux que quelque chose n’allait pas. En quelques heures, j’ai découvert qu’elle vivait sous l’emprise d’un mari violent, entre humiliations, coups et menaces, et je n’ai pas réussi à la laisser seule. Je l’ai hébergée chez moi, je l’ai accompagnée au commissariat, vers une association et un avocat, et j’ai vu de près à quel point sortir de la violence peut être long, fragile, mais possible.