Sans berceau, sans couches : Le retour à la maison qui a bouleversé ma vie
« Manon, tu es prête ? » me cria Mathias depuis l’entrée pendant que j’essayais de caler Louise, emmaillotée maladroitement, contre mon épaule. Mon cœur battait la chamade, pas de bonheur, mais d’anxiété. Je regardais par la fenêtre de la maternité ce ciel de février, si gris qu’on aurait dit qu’il voulait engloutir mes rêves de famille parfaite. J’avais cru que ce retour à la maison serait le début d’un conte, or tout ce que je ressentais, c’était la peur : peur de ne pas être à la hauteur, peur de tout rater, peur que rien ne fonctionne.